Envie de décrocher, de respirer à pleins poumons et de renouer avec l’essentiel? Je vous emmène vivre une véritable parenthèse nature au cœur des Laurentides. Entre cabane perchée, soirées au coin du feu et escapades en canot sur un lac limpide, notre séjour aux Refuges Perchés a tout d’un rêve éveillé. Trois jours hors du temps, en bonne compagnie, où le luxe réside dans la simplicité, le silence de la forêt… et les fous rires partagés.

Si comme moi vous êtes sans cesse à la recherche de nouveaux lieux paisibles loin du brouhaha de la ville pour reposer votre corps et votre esprit, j’ai ce qu’il vous faut. Situés tout près du Mont-Tremblant, les Refuges Perchés présentés par le Centre d’activités Tremblant nous accueillent, Chloé, Romain et Pierre et moi, à l’occasion d’un séjour entre amis qui fait du bien. À travers ce récit, je vous emmène avec nous pour une escapade estivale de trois jours au cœur des forêts laurentiennes.

©H. Le Reste

L’arrivée au Parc Éco-Laurentides

Après 2h de route depuis Montréal nous arrivons au Parc Éco-Laurentides, milieu protégé et véritable oasis de verdure dans lequel nous poserons nos valises (et nos cerveaux) pour les trois prochains jours. L’accueil pour notre refuge en nature se fait en auto-perception : nous sommes autonomes pour récupérer nos clés, baril d’eau potable, chariot, pagaies et autres matériels qui nous seront indispensables pour le bon déroulé du séjour. Nous passerons les deux prochaines nuits dans le refuge perché #17, situé à environ 1km du centre d’accueil. Pour nous y rendre, nous avons le choix entre : y aller par le sentier avec le chariot à roulettes, ou opter pour l’option canot sur le lac du Cordon. Finalement, compte tenu de la quantité de bagages, nous préférons emprunter le chemin à pieds plutôt que de risquer de voir notre montagne de sacs tomber au fond du lac. On n’est jamais trop prudents!

©H. Le Reste

Premiers pas vers le refuge

Après vingt minutes de marche dans le parc Éco-Laurentides, nous arrivons à notre refuge perché : petite cabane de bois, sans eau courante ni électricité, suspendue dans les airs et joliment intégrée à la forêt environnante. C’est rustique, bien équipé, suffisant. La pièce principale comporte 3 lits, une cuisinette avec table et chaises et un poêle à bois pour l’hiver. Pour grimper à l’étage et accéder à la seconde mini-pièce, il faut descendre l’échelle montée sur poulies. Ça a un côté ludique qui me rappelle mon enfance. Là-haut : un lit double seulement… et une vue magnifique sur le lac en contre-bas. Pour plus d’intimité, Pierre et moi décidons de dormir là-haut, tandis que Chloé et Romain dormiront en bas.

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Pour les denrées alimentaires, nous avons accès à une glacière que nous devons alimenter avec de la glace disponible au centre d’accueil. Pour la gestion de l’eau, nous avons deux bidons distincts : le premier que nous avons rempli à l’accueil lors du départ avec l’eau potable, et le second dédié aux eaux grises qu’on  empli avec l’eau du lac. Concernant l’électricité, nous avons accès à une batterie portative permettant de  charger nos téléphones… qui finalement ici ne serviront à rien puisqu’on est loin de tout réseau! On sort de notre zone de confort et c’est tant mieux. Aucune notification intempestive ne viendra troubler cette parenthèse enchantée.

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Un soir entre amis en pleine nature

Une fois bien installés, nous préparons le premier souper et sortons la table sur la terrasse extérieure. Ce soir, nous fêtons un anniversaire! Romain fête ses 35 ans et nous lui avons concocté un apéro à la française pour marquer l’occasion : fromage de brebis, saucisson aux fines herbes, pâté de campagne et baguette. Loin de la civilisation, certes… mais jamais loin d’un bon gueuleton entre amis sous les étoiles! On  chante « Bonne fête! » à plein poumons… et de lointains voisins se joignent à nous.

La nuit arrive. Nous tombons comme des mouches et n’allons pas nous coucher tard. Demain une belle journée nous attend.

La nuit fût mouvementée. Tard dans la nuit, l’orage a grondé si fort au-dessus de nos têtes, qu’il faisait trembler la cabane toute entière! Un épais brouillard nous plonge dans une ambiance mystique qui, comme le dit si bien Chloé, ravirait les fans de la saga « Twillight ». Il pleut encore dehors. La virée matinale aux toilettes sèches sonne comme une aventure. On en profite pour nous préparer un petit déjeuner de luxe! Bacon grillé, oeuf miroir, chocolatine, muffin, thé et café. On prend le temps d’écouter Pierre, le musicien de la bande, jouer quelques morceaux à la guitare, le temps que le ciel se dégage à nouveau.

©H. Le Reste

Canot, baignade et rigolade

Le soleil pointe timidement son nez en milieu d’avant-midi. Chouette! Il ne nous en faut pas plus pour  enfiler un maillot de bain et préparer le pique-nique. Une fois les sandwich emballés, la crème solaire étalée et l’anti-moustiques appliqué (ça pique fort à ce temps-ci de l’année!) nous décidons de partir à la découverte du lac du Cordon en canot. Le ponton se trouve à 300 mètres plus bas. L’étendue d’eau est absolument magnifique. J’ai un coup de coeur immédiat pour la beauté brute du paysage. À cet instant, je me sens coupée du monde. Rares ont été les lacs sur lesquels j’ai navigué et qui semblaient aussi sauvages.

©H. Le Reste

Plus loin, nous trouvons l’endroit idéal pour prendre le lunch. Chloé fait tomber sa veste de flottaison pour piquer une tête dans l’eau cristalline tandis qu’une grenouille verte me passe entre les jambes. On passe l’après-midi à flotter au gré du vent et à profiter du soleil.

©H. Le Reste

De retour au ponton, on fait un dernière pause baignade. Je ne résiste pas à rejoindre mon amie dans l’eau. « Saute d’un seul coup! Si tu prends l’échelle, tu ne descendras jamais! » me crie Chloé. Bon, ok. Je ne peux décidément rien lui refuser. 1, 2, 3 et HOP! Je plonge dans le lac la tête la première. Saisie par la température, j’ai le souffle coupé… Pfiou, ça surprend! Les premières secondes sont les pires et ça fini par passer. Elle avait raison, elle est froide, mais ça rafraîchi! Je suis surprise par la clarté de l’eau. On est bien loin des lacs dans lequel on ne voit pas à 10 cm! Ici, l’eau est translucide comme j’ai rarement vu et avec le contraste du fond noir, ça me donnait presque le vertige.

©H. Le Reste

C’est déjà l’heure du souper. Le temps passe trop vite quand on s’amuse. Au programme ce soir : classique de la chanson française au coin du feu et marshmallows grillés. L’obscurité vient recouvrir doucement la forêt. Les étoiles apparaissent une à une entre les cimes des sapins. On chantonne jusqu’à ce que sonne minuit.

©H. Le Reste

Dernières heures en nature

Cette nuit a été plus calme que la première même s’il pleut encore. Je jure avoir entendu une chouette ululer… à moins que ce ne soit Romain qui ronflait. Le mystère reste entier. C’est déjà le moment de repartir. Un dernier petit tour dans le refuge pour faire du rangement, passer un coup de balais sur les sols et nous voilà partis. Cette fois-ci, le retour à l’accueil se fait en canot! Notre journée sur l’eau la veille nous ont permis d’être suffisamment confiants pour envisager ramener nos affaires en sécurité. Le lac miroir est spectaculaire et nous donne des impressions de voler dans les airs. Ainsi s’achève notre escapade en nature aux Refuges Perchés.

Merci à l’équipe pour l’accueil et à mes compères d’aventures Pierre, Chloé et Romain de toujours me suivre dans mes aventures en plein air.

Harmony Le Reste

Harmony Le Reste (et Pierre Akkaoui)
Harmony est une amoureuse de l’image et des mots. Elle quitte sa France natale en 2015 pour s’installer à Montréal, avide de découverte de grands espaces et de faune sauvage. Véritable personnalité au potentiel multiple, elle est photographe, vidéaste, directrice artistique et même guide de voyage-photo. Elle se joint désormais à l’équipe de Québec Aventure Plein air pour partager ses folles expériences dans sa province d’adoption, à travers des articles rédigés et illustrés avec le coeur.

Pour la joindre : www.instagram.com/harmonylereste

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